La grossesse n’est pas toujours un long fleuve tranquille…

Pour cette seconde grossesse, dix ans après ma première, je n’étais pas stressée, anxieuse, j’étais au départ vraiment sur mon petit nuage, entre trois nausées, quatre brûlures d’estomac et une fatigue de folie le premier trimestre! Ce que j’avais d’ailleurs pas connu avant.

Peu importe, les petits maux sont vite oubliés, on fait face, on avance, on multiplie les rendez-vous médicaux, on passe la première écho, et tout peut basculer dans sa tête lors d’un résultat d’analyse qui n’est pas celui que l’on attendait …

Trois semaines après une prise de sang, qui n’était pas pour moi source d’angoisse, je reçois ce coup de fil, qui va nous faire passer des semaines d’attente stressantes et difficiles moralement.

« Allo Madame X? Votre analyse de dépistage sanguin pour la trisomie 21 nous donne un taux ambigü, intermédiaire, il faudrait venir faire une échographie de contrôle et faire un test sanguin DPNI »

Je raccroche après avoir entendu « Ne vous inquiétez pas ce ne sont que des chiffres » mais on s’inquiète quand même…

Une semaine plus tard, le résultat du fameux test sanguin DPNI revient par fax avec une mention « non exploitable ». J’ai rendez-vous pour l’échographie de contrôle et je sors complètement anéantie par les mots du gynécologue obstétricien « je ne vais pas être gentil avec vous » « problème de formation du cerveau » « absence de corps caleux » « agénésie septale » « suspicion de malformation de la ligne médiane »…

J’apprends par la même occasion que c’est une petite fille…

J’ai le souffle coupé, je suis toute seule à sortir de ce rendez-vous car aucun accompagnant n’est toléré à cause du covid, et je me retrouve deux heures plus tard à l’hôpital accompagnée par Monsieur Lexou, pour voir un spécialiste et passer une échographie axée sur le cerveau de mon bébé.

Le diagnostic est confirmé par ce spécialiste, mais nous devons attendre une semaine car le cerveau d’un bébé se constitue entre la 17 et la 21ème semaine et je ne suis qu’au début de la 17ème. Il ne faut pas aller trop vite, mais on me propose une amniocentèse pour écarter les trisomies 13,18 et 21 et passer en examen tous les caryotypes.

On évoque également un irm foetale cérébrale plus tard, un rdv avec des généticiens pour comprendre, mais aussi l’avenir, avec ou sans corps calleux, doublé d’une agénésie septale, et une possible intervention de grossesse si le diagnostic est trop lourd pour nous.

J’accepte après quelques secondes d’hésitation de réaliser cette amniocentèse, parce que j’ai clairement la frousse, mais nous sommes tous les deux d’accord pour avancer dans les examens, même si nous sortons déboussolés de ce rendez-vous.

Deux jours plus tard on effectue l’amniocentèse qui se déroule très bien, le gynécologue est doux, il m’explique toutes les étapes, l’infirmière est aux petits soins, l’examen se passe sans douleur mais avec un petit moment désagréable à passer. Je sors en me disant « plus de peur que de mal » et j’espère que toutes les femmes enceintes ressentiront la même chose que moi si elles doivent passer le même examen. Deux jours de repos complet à la maison, des mots à expliquer à la future grande soeur, simples mais qui doivent être clairs…

Une longue attente plus tard nous apprenons qu’il ne s’agit pas de trisomie, et des semaines après, qu’aucun caryotype ne présente une quelconque malformation.

Nous devons avancer sur l’évolution de notre petite fille qui est bien au chaud, et analysons par échographie une semaine après la composition de son cerveau.  Le spécialiste est sans appel après une heure d’échographie dans une atmosphère lourde et pesante pour chacun d’entre nous, dans un silence total, il nous annonce que le corps calleux commence à se former…

On peut reprendre notre souffle.

Il décide donc d’annuler les rdv avec la génétique, et d’effectuer tous les sept jours une nouvelle échographie pour surveiller l’évolution. Il est plus mesuré sur la suite et nous donne un diagnostic moins « fermé » sur la composition du cerveau de cette petite fille que nous attendons.

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Les semaines se passent et chaque jeudi une bonne nouvelle s’offre à nous, le corps calleux devient parfaitement composé et aucune agénésie septale n’est finalement prononcée. Après un court épisode de stress sur le sexe qui devient « garçon » sur les papiers, et qui finalement est bien « fille » comme annoncé depuis des semaines, on nous annonce fin juillet, 6 semaines plus tard que tout va bien pour notre bébé et que l’avenir s’éclaircit avec l’entrée dans une grossesse moins à risque que prévue, mais une surveillance accrue tout de même.

C’est le 1er septembre que le gynécologue de l’hôpital où je vais accoucher nous dit « on ne se revoit que dans un mois, prenez soin de vous, tout va beaucoup mieux! »

On souffle, on respire, on avance, on se projette, on achète les premiers vêtements de cette petite soeur pour notre grande, on peint la future chambre de ce bébé que l’on chérira.

Et puis comme la grossesse n’est pas un long fleuve tranquille et que je déteste les chiffres (ce n’est pas pour rien que j’ai eu un bac littéraire et non scientifique!) on m’annonce que mon taux de glucose après le bilan de diabète gestationnel est un peu haut.

Les normes indiquent 0,92g/l maximum à jeun lorsque je me retrouve à 0,93g/l avec donc depuis hier un régime sans sucre, et des dextros à réaliser six fois par jour pendant quinze jours pour surveiller.

Ce n’est pas grave me direz-vous, il vaut mieux contrôler, surveiller, j’en suis consciente, mais si on avait pu m’éviter ce truc ca aurait été sympa!

En attendant je note tout, j’essaie de ne pas oublier, c’est une mécanique.

Et puis à côté de ça je profite aussi de mon arrêt maladie pour consulter les avis des matériels de puériculture, j’analyse les sièges autos, je regarde les listes de naissances, les faire part, les petites tenues trop craquantes et la déco des chambres de bébés…

Il me reste 10 semaines à profiter des petits coups de ma baby girl, et je compte bien souffler un peu en réfléchissant à son futur prénom!

BABYBUMP

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Merci à mon amie Céline pour toutes ces photos que je pourrais garder en souvenir !

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8 Réponses pour “La grossesse n’est pas toujours un long fleuve tranquille…”

  1. Mademoiselle Farfalle 7 septembre 2020 à 11 h 33 min #

    J’ai suivi avec inquiétude les différents tests. Quel soulagement que tout aille bien. Je te souhaite une fin de grossesse aussi douce que calme.

  2. Féelyli 7 septembre 2020 à 15 h 41 min #

    Pas facile de profiter quand il y a autant de stress, prenez bien soin de vous ,j’espère que cette fin de grossesse sera plus calme…

  3. danslapeaudunefille 7 septembre 2020 à 17 h 35 min #

    Quel stress mais je trouve que l’échographe a été parfait ! A bientôt pour des nouvelles photos

  4. Julesetmoa 7 septembre 2020 à 21 h 57 min #

    Ma pauvre je n’ose imaginer toutes ces angoisses. Attendre un bébé peut être tellement angoissant . Prends soin de toi pour la suite bises

  5. hellobeautymag 8 septembre 2020 à 22 h 39 min #

    Hello,
    oh la la , quel parcours…Je n’ose imaginer le stress.
    Je te souhaite que ta fin de grossesse soit la plus douce et paisible possible!
    Maryline

  6. Girls n Nantes 9 septembre 2020 à 9 h 11 min #

    ben mince alors que de stress
    bon reste plus qu’à te reposer enfin !

  7. Babymeetstheworld 11 septembre 2020 à 15 h 31 min #

    Quel stress mes pauvres… heureusement tout va bien. Tu es superbe sur ces photos ! Bonne fin de grossesse

  8. MissBrownie 16 septembre 2020 à 15 h 57 min #

    En effet, ton milieu de grossesse n’a pas été un fleuve tranquille :-(
    Je ne connaissais même pas tous ces termes.
    Profite bien de ta fin de grossesse.

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